mercredi 5 novembre 2014

Soeur Gaby : une personne exceptionnelle dans le" monde salésien ".

Soeur GABY  salésienne de Don Bosco  fut et restera une personne exceptionnelle dans le" monde salésien ". Margot LABBE est salésienne Coopératrice du groupe de Wittenheim, et ancienne élève.
Lors des obsèques de Soeur Gaby,le 24 octobre dernier, elle a porté un témoignage de Soeur Gaby que nous publions ci-dessous tant il est significatif.


Sœur Gaby beaucoup de personnes l’ont connus. Personnellement c’est autour des années 1977, que j’ai fais sa connaissance alors qu’elle était directrice de l’école de Moniteurs Educateurs  St Laurent à Lyon.  Aussi ,un livre entier ne suffirait pas à vous parler de Sœur Gaby. Au fil des années nous avions toujours des discussions spontanées, d’une grande vérité, et qui lui permettrait parfois de libérer ses révoltes.
Sœur Gaby aimait parler de son enfance, elle était une enfant aimée par ses parents, elle grandissait entre son père protestant et sa maman catholique, elle disait que la religion n’était pas très importante à la maison, mais la foi en Dieu de côté de son père et une charité aux dimensions des rivages  chez sa maman ont posé les fondements de ses croyances et de son appartenance au peuple de Dieu. Quand elle était petite, c’était la dimension du paquet de bonbons que lui offraient ses grands-mères pour l’accompagner au temple ou à l’église ! Oui Sr Gaby était une enfant heureuse, et cette éducation était pour elle ressource et force durant toute sa vie donnée, chez les Salésiennes de Don Bosco, au service des jeunes, des anciennes élèves qu’elle affectionnait particulièrement, de ses consoeurs  avec qui elle partageait le quotidien avec affection et intelligence. Elle disait un jour au cours d’un échange sur la fragilité des jeunes: «  L’éducation, et spécialement l’éducation chrétienne, est essentiellement une œuvre d’amour. Comme l’amour, elle doit être une source, c'est-à-dire un jaillissement, une fraîcheur, une transparence, une joie. »
Durant ses années Sœur Gaby était une personne  qui aimait écrire, nous pouvons retenir ses carnets de voyage en Europe, les vœux de Noël écrits pour 7 mots du matin puis transformés en souhaits  et une multitude d’articles qui ont enrichis   la presse salésienne, sans compter sa grande correspondance qu’elle entretenait avec ses connaissances.
Ses interventions, souvent incisives, étaient toujours martelées par ses fortes convictions. Ses écrits se caractérisaient par une originalité, une ouverture et un souci de belle présentation.
Elle avait une extraordinaire liberté spirituelle qui s’approfondissait à mesure qu’elle avançait en âge. Ses multiples  facettes de sa riche personnalité faisait que  Sœur Gaby, était tout à la fois insaisissable et attachante !
Capable de faire confiance, elle était à l’affût de toute évolution et de toute nouveauté. Femme de conviction, enraciné dans la tradition de sa chère Alsace, mais fasciné par l’avenir, elle était, viscéralement, rebelle à tout carcan, à celui de la pensée, comme à celui d’une institution sclérosée. D’où sans doute, son désir constant de pratiquer l’oecuménisme, de cultiver la dimension européenne et d’œuvrer, sans se lasser, dans les échanges internationaux.
Vers la fin de son parcours terrestre à Wittenheim, Sœur Gaby entourée par une communauté aimante et par beaucoup de personnes bienveillantes, vivait sa maladie auto-immune, qui avait pris diverses formes depuis qu’elle avait trente ans, avec philosophie et confiance. Quand je lui disais : «  ça va Gaby ? », elle répondait  «  ça va pas  mal aujourd’hui !, certes je suis scotchée à la chaise roulante, mais très bien soignée et accompagnée, je me considère comme une privilégiée ». Elle se trouvait bien à l’aise dans la ligne du livre de Marie Jo THIEL : «  Faites que je meure vivante ».
Aujourd’hui nous pouvons ici à Wittenheim dire un grand MERCI à Sœur Gaby, merci pour son accueil en toute vérité, pour ses qualités de cœur et son intelligence, son humour, sa vivacité d’esprit, son esprit de fête à la salésienne. Son témoignage est pour nous qui l’avons rencontré force et moteur pour notre avenir, elle aura marqué ici et ailleurs les personnes qui ont eu la chance de l’a connaître. MERCI Gaby  pour l’intense rayonnement que vous aviez.
Au moment où notre chère Gaby commence sa métamorphose finale, nous l’a confions avec foi  à la tendresse de son Jésus qu’elle aimait.
Et comme tu  disais, quand tu avais des difficultés pour te déplacer : « Hopla Gaby, le ciel est au bout ! ».
Avec reconnaissance à Sœur Gaby et à toutes les Salésiennes !
Margot Labbé
ADBS  et Salésienne Coopératrice

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