Le Père Jean-pierre JUNG nous a quitté, discrètement comme à son habitude. Dans sa vie, il a œuvré pour et avec les Salésiens coopérateurs, nous lui rendons ici hommage.
« Depuis le 13 septembre 1947,
date de mes premiers vœux de religieux salésien, tout ce que j’ai fait, études,
activités pastorales et professionnelles dans le secteur psychopédagogique,
tout ce que j’ai écrit et publié, tout n’a été que réponse aux demandes ou
propositions que m’ont faites les responsables salésiens ou, avec leur accord,
les responsables de l’Eglise. »
Ainsi s’exprimait Jean-Pierre
lorsqu’il a pris sa « retraite » l’année de ses quatre-vingts ans,
lui qui, en vrai fils de Don Bosco, a travaillé toute sa vie au service des
jeunes dont la vie est handicapée par mille difficultés.
Service qui l’a amené à prendre des responsabilités
dans la catéchèse spécialisée, la formation pastorale et catéchétique tout en
fondant un foyer pour jeunes adolescents en difficultés sociales et familiales
dans lequel il assurera pendant trente ans l’atelier thérapeutique.
Parallèlement
il sera amené à participer à de nombreuses actions et rencontres en lien avec
son souci des jeunes en rupture sociale et des enfants de la rue qu’il pensait
être la « part privilégiée » du salésien.
C’est en
1983 que nous avons commencé notre compagnonnage alors qu’avec sœur Colette
Louvieaux nous nous occupions de pré-apprentis et de jeunes en difficultés
scolaires. A notre demande Jean-Pierre est
venu nous aider dans la relecture de notre pratique pédagogique et éducative. Quelques
mois plus tard, il accepta d’accompagner notre groupe de coopérateurs naissant et
pendant presque trente ans il nous a aidés à vivre notre vocation de salésiens
coopérateurs et à progresser dans la foi en éclairant notre connaissance de la
bible, de la doctrine de l’Eglise et des sources salésiennes, nous partageant
son expérience et ses nombreuses compétences.
Jean-Pierre était très attentif à l’étymologie et au sens des
mots, poète à ses heures, voici l’un de ces poèmes :
témoignage recueilli auprès de Jacques et Claudine LENGLART

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